Les Amis du Livre Pyrénéen-

Jean BERGERET - FLORE DES BASSES-PYRENEES (An XI). Aux armes d’Armand-Antoine, XIIe duc de Gramont, membre de l’Académie des Sciences.


FLORE DES BASSES-PYRENEES, ou Description de toutes les plantes qui croissent naturellement, qui sont ou qui pourraient être cultivées avantageusement dans le département des Basses-Pyrénées. Avec des observations sur leur utilité dans l'économie rurale et domestique, dans les arts et dans la médecine. Par J. Bergeret, Docteur en Médecine, Professeur d'Histoire Naturelle et Vice-Président du Conseil d'Agriculture des Basses-Pyrénées [3 l.p.t., épigraphe d'Ovide]. Tome Premier [ou : Tome II]. A Pau, De l'Imprimerie de P. Veronese, An XI de la République.
2 vol. in-8°, Tome I : f.t., t., 2 ff.impr.n.ch., CLXXV pp. [Discours préliminaire], 195 pp. ; Tome II : 416 pp.


Édition originale. Rare. Recherché. Excellente flore, dédiée au citoyen Castellane, Préfet du département des Basses-Pyrénées. Un des tout premiers livres imprimés par Adolphe Veronese et l’une des premières flores importantes de la région pyrénéenne. A noter que la p. 3 du tome II est chiffrée 5 par erreur. Ces deux volumes regroupent des plantes des 13 premières Classes de la classification selon Linné ; la suite, contenant les onze dernières Classes de Linné, augmentée par son fils Eugène ne fut publiée qu’en 1909 dans une nouvelle et monumentale édition complète. A la fin du Tome I est un Mémoire lu au Conseil d’agriculture Sur diverses questions d’économie rurale et en particulier sur le défrichement du Pont-Long [de Pau] et sur la composition des fumiers [pp. 149-166].
Aurait été tiré à 500 exemplaires selon la convention passée avec l’imprimeur, mais cette convention demeura caduque, aussi le tirage ne se limita probablement qu’au nombre de souscripteurs. Éditions : An XI [éd. or.], 1909 [2e éd. très augmentée].
¶ Manescau, p. 267, N° 15 et N° 16. Lacaze, p. 224. Soulice, p. 182, N° 1. Labarère, I, N° 160.


Présentation de l'exemplaire


© Collection Privée


Relié en deux volumes demi-maroquin havane à grain long, dos lisses très ornés de semis de fleurs, de feuilles et d’un grand fleuron à ornements botaniques et agricoles, armes d’Armand-Antoine, XIIe duc de Gramont, membre de l’Académie des Sciences en queue de dos, filets dorés de mors, têtes dorées, non rognés. Armes : écartelé au 1 : d'argent au lion de gueules ; aux 2 et 3 : de gueules à trois flèches d'or en pal, la pointe en bas ; au 4 : d'argent à la levrette passante de gueules à la bordure de sable chargée de douze besants d'or. Sur le tout : de gueules à 4 otelles d'argent (Gramont), couronne comtale. Ex-libris gravé du possesseur actuel au premier contreplat du Tome I, timbre sec du possesseur actuel aux faux-titres.
Est jointe : la facture de vente de l’ouvrage par la Librairie Paul Jammes, rue Gozlin à Paris, adressée le 14 juin 1977 à Monsieur l’Abbé Doazan, Saint-Frai, Lourdes. La Librairie Paul Jammes avait acheté à Pau, une bonne partie de la bibliothèque d’Armand-Antoine de Gramont, la plupart des ouvrages avec ses armes en queue proviennent de cet achat.
A noter qu’un exemplaire de la deuxième édition de cet ouvrage [1909], ayant la même provenance, c’est à dire avec les armes du XIIe duc de Gramont en queue, fut vendue, vingt-six ans après, en mars 2003 par la librairie The Antiquarian Book Shop à Washington (U. S. A.) ; les deux éditions sont maintenant réunies dans la même bibliothèque privée.


Consulter cet exemplaire numérisé https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k12900234?rk=42918;4


Provenance

• Armand-Antoine, XIIe duc de Gramont (1879-1962), prince de Bidache, comte d’Aure et de Louvigny, baron d’Andoins, membre de l’Académie des Sciences. Issu du second mariage dAntoine XI de Gramont avec Marguerite-Alexandrine de Rothschild. En 1904 il épousa Marie Josèphe Elaine Charlotte Greffulhe, fille de Henry comte Greffulhe et de la comtesse de Caraman Chinay. D'abord peintre, ami de Marcel Proust, il se consacra ensuite à des études de physique. En 1911 il obtint son doctorat és-sciences consacré à l’aérodynamique, il s’intéressa ensuite à l’optique et fut Président du Conseil de l’Institut d’Optique dès sa création en 1927. En 1931 il est élu à l’académie des Sciences et en devint le Président en 1956. Il habitait à Paris, avenue Georges Mandel, mais séjournait assez fréquemment à Pau ; en 1975, le libraire Paul Jammes acheta sa bibliothèque paloise, la plupart des ouvrages, concernant les sciences en général, portaient ses armes en queue, et/ou son ex-libris armorié gravé sur acier, ils furent pour la plupart reliés en demi-chagrin avec tête dorée par Ch. Girard, relieur à Angers.
• Chanoine Pierre Victor Doazan (1919-2002), l’un des plus raffinés bibliophiles pyrénéens qui réunit une prestigieuse bibliothèque qui fut probablement la plus grande bibliothèque privée pyrénéenne, réputée pour l’abondance des ouvrages rares ou très rares et par la grande qualité des exemplaires réunis, complétée par un rare ensemble d’iconographie pyrénéenne. Professeur au Grand-Séminaire de Tarbes (1949), aumônier de l’Hospice Saint-Frai à Lourdes (1967). Il se sépara d’une grande partie de sa bibliothèque lorsqu’il prit sa retraite et quitta l’Hôpital Saint-Frai en 1996, ne conservant que ceux des Vingt Livres Pyrénéistes les plus rares qu’il avait réunis et une centaine de rares et beaux ouvrages sur la Bigorre. Il faisait relier ses ouvrages par le relieur parisien Adrien Lavaux (16, place Dauphine) qui exécuta spécialement pour habiller ses plaquettes un assez grand nombre de reliures à la Bradel très caractéristiques : cartonnages habillés d’un plein papier glacé uni, dans les tons de rouge ou de vert, avec des titres dorés en long au dos. On reconnaît souvent les ouvrages de cette bibliothèque grâce aux très discrètes marques au crayon que le chanoine Doazan écrivait sur les dernières gardes : date et prix d’achat ou de reliure.
• Bibliothèque Privée.


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