Les Amis du Livre Pyrénéen-

Jacintho VERDAGUER - L'ATLANTIDE (1900). Exemplaire offert par le Traducteur à Stéphen Liégeard, relié en plein maroquin par Lemardeley.


Justin Pépratx. L'ATLANTIDE, poème catalan de Jacinto Verdaguer. Traduit en vers français. Sixième édition [Vignette de l’Imprimeur]. Montpellier, Imprimerie Centrale du Midi, Hamelin frères, 1900.
In-12, XXXVIII pp., 1 f.impr.n.ch. [Dédicace A son Excellence Don Antonio Lopez], 225 pp., 2 ff.impr.n.ch. [Table].


Sixième édition et dernière édition de cette traduction en vers français par Justin Pépratx, du poème catalan de Verdaguer. Justin Pépratx fut l’un des acteurs principaux de la renaissance catalane en France. Avec une Lettre biographique de Jaume Collell et une lettre de Frédéric Mistral en fin de Préface. Ce poème, présenté aux Jeux Floraux de Barcelone en 1877, est considéré comme un des monuments de la poésie catalane. Manuel de Falla s'en inspira pour composer une cantate.
Verdaguer s’inspire ici de la légende de Platon dans laquelle Hercule, instrument de la vengeance de Jupiter, va détruire l’Atlantide, pour cela il traverse les Pyrénées embrasées par un colossal incendie. Le Chant I : L’incendie des Pyrénées occupe les pp. 9-27. L’édition originale de L’Atlantide a paru en 1877. L’Atlantide a été traduite en français en prose par Albert Savine. J. Pépratx fut le premier à la traduire en vers français, sa traduction, de grande qualité, eut plusieurs éditions : 1884, 1887, 1890, 1892, 1894, 1900.


Présentation de l'exemplaire


© Collection Privée


Exemplaire de Stéphen Liégeard avec une dédicace autographe du traducteur : A l’Illustre poète et écrivain Mr Stéphen Liégeard, l’auteur immortel de la Côte d’azur. Hommage très affectueux de son admirateur Justin Pépratx. Relié plein maroquin bordeaux, dos à nerfs soulignés de pointillés dorés, caissons richement ornés, triple filet doré d’encadrement sur les plats, dentelle intérieure, double filet doré sur les coupes, tranches dorées (reliure signée de Lemardeley). Il faut noter que sur le dos de l‘ouvrage, figure le nom du traducteur Prépatx et non celui de l’auteur. Ex-libris gravé du possesseur actuel.


Provenance

• François Stéphène Liégeard (1830-1925), avocat, haut fonctionnaire, homme politique bonapartiste, écrivain et poète français qui inventa le terme de Côte d’Azur afin de remplacer celui de Riviera ; il inspira Alphonse Daudet pour son personnage du "sous-préfet aux champs" dans les Lettres de mon Moulin. Il n’utilisa que son deuxième prénom qu’il abrégea en Stéphen. Elu député de la Moselle en1867, puis en 1869, il abandonna la politique à la chute du Second Empire pour se consacrer à la littérature. Il passe ses hivers à Cannes dans la villa des Violettes, dont son épouse Mathilde Labbé avait hérité en 1875. Il parcourt alors les rivages de la Méditerranée. Les pyrénéistes le connaissent bien, car entre 1866 et 1872 il a fait de fréquents séjours dans les Pyrénées notamment à Bagnères-de-Luchon où il a fréquenté toute la société pyrénéiste ; il en a tiré deux ouvrages Une visite aux Monts Maudits (ascension du Néthou) [1872] qui retrace les souvenirs de son ascension du Néthou en septembre 1871, puis Vingt journées d'un touriste au pays de Luchon [1874] qui décrit la riche société de cette ville thermale. Ces deux ouvrages avaient été précédés par Le verger d'Isaure [1870], recueil de poèmes, lesquels pour la plupart, furent primés par l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse. Sa fortune considérable lui permit de faire construire de 1895 à 1899, un château néo renaissance sur son domaine dijonnais de Brochon et de faire relier très luxueusement les livres de son importante bibliothèque.
• Bibliothèque Privée.