Les Amis du Livre Pyrénéen-

Jacques DELILLE - LES TROIS REGNES DE LA NATURE, avec des notes par M. Cuvier, de l'Institut, et autres savants (1821). Exemplaire relié aux armes du général de Claparède, Comte d’Empire, Pair de France.


LES TROIS REGNES DE LA NATURE, par Jacques Delille, avec des notes par M. Cuvier, de l'Institut, et autres savants. Tome premier [ou : Tome second] [Monogramme]. A Paris, Chez L. G. Michaud, Libraire, rue de Cléry, N° 13, M. DCCC. XXI. [Imprimerie Stéréotypie de Laurens, Aîné, rue du Pot-de-Fer, N° 14].
2 vol. in-16, Tome I, 270 pp., front. ; Tome II, 237 pp., front.


Constitue les Tomes 13 et 14 des Œuvres de Jacques Delille publiées en 19 volumes de 1803 à 1821. Ce poème en huit chants représente la figure incontestée de la poésie classique de l’Empire, il eut, à l’époque, un succès considérable. Chaque chant est accompagné de notes par Georges Cuvier et d’autres savants. Ces notes scientifiques minutieuses font de cet ouvrage l’une de ces œuvres collaboratives que l’on a appelé poésie scientifique. Les frontispices sont dessinés par David Sylvestre Mirys (1742-1810) et gravés par Baquoy.
Henri Beraldi le cite dans le Tome I des Cent Ans parmi les ouvrages qu’aurait consultés La Boulinière pour écrire son Itinéraire descriptif et pittoresque des Hautes-Pyrénées, en effet Les trois règnes de la nature contiennent quelques références aux Pyrénées dans le Tome I : un passage fait référence aux eaux thermales des Pyrénées sans que celles-ci soient expressément désignées [pp. 180-184]. Une allusion aux eaux de Barèges et de Cauterets est contenue dans une note [p. 203, note 11].
Cent Ans, I, 153. Labarère, I, N° 473.


Présentation de l'exemplaire


© Collection Privée


Exemplaire aux armes de Michel Marie de CLAPAREDE relié en deux volumes plein veau époque, dos lisses ornés de faux nerfs, fleurons, fers et palettes dorés avec des pièces de titre vertes et de tomaison bleues, filet de coupes doré. Riche encadrement doré autour de chaque plat avec au centre les armes du Général Claparède dont les armoiries sont : 1 parti :-a : d'azur à l'épée haute d'argent, montée d'or [Comtes militaires de l’Empire]. 1 parti :-b : de gueules à trois étoiles d'argent en pal. -2) : d'or au casque de sable, réhaussé d'or, panaché et garni de gueules, soutenu de deux branches de laurier de sinople passées en sautoir par les tiges [Olivier, Hermal et Roton, pl. 1452], toutes tranches dorées. Ex-libris gravé du possesseur actuel.


Provenance

•Michel Marie de Claparède (né à Gignac dans l’Hérault en 1770 - mort à Montpellier en 1842). Il fut volontaire de 1792 dans un des bataillons de l’Hérault, Général de Division (1802), Comte de l’Empire (1808), Pair de France (1819) sous la Restauration, Grand’Croix de la Légion d’honneur (1815), Grand’Croix de l’Ordre royal militaire de Saint-Louis (1826). Le nom de Michel Marie de Claparède est gravé sous l’Arc de Triomphe de l’Etoile ; au cours de sa riche carrière militaire il se distingua notamment lors de l’Expédition de Saint-Dominque sous le commandement du général Leclerc et aux batailles d’Austerlitz, Saalfeld, Iéna, Pultusk, Ostroleka, Borli, Drewnowo, Ebersberg, Essling, Wagram, Moskowa, Bérézina.
•Bibliothèque Privée.