Les Amis du Livre Pyrénéen-

Henri LASSERRE - NOTRE-DAME DE LOURDES (1877). Edition de luxe reliée par Pagnant aux armes de Gaston de Galard de Béarn de Brassac, Prince de Béarn et de Viana.


NOTRE-DAME DE LOURDES par Henri Lasserre. Édition illustrée d'encadrements variés à chaque page et de chromolithographies. Scènes, portraits, vues à vol d'oiseau, cartes et paysages [Vignette]. Paris, Société Générale de Librairie Catholique ; Paris, Victor Palmé, Editeur des Bollandistes, Directeur général, 25, Rue de Grenelle Saint-Germain, 25 ; Bruxelles, G. Lebrocquy, Direct. de la Succursale de Belgique et de Hollande, 5, Place de Louvain, 5, MDCCCLXXVII. Reproduction et traduction réservées. [Paris, Imprimerie Emile Martinet, 16 novembre 1876].
In-4°, f.t., t., 7 ff.impr.n.ch., VIII pp., 560 pp., front. chromolithographié, nbr. vignettes in-t., 5 chromolithographies h.-t., couv. chromolithographiée.


Édition originale de cette présentation de luxe. Bel ouvrage bien illustré avec de nombreuses vignettes et des encadrements illustrés à toutes les pages. L’illustration a été exécutée sous la direction d’Eugène Mathieu. L’ouvrage a été achevé d’imprimer fin 1876 mais la page de titre porte 1877.
Cet ouvrage, qui est le best-seller des ouvrages pyrénéens eut de très nombreuses éditions et tirages, beaucoup d'entre elles possèdent elles les mêmes clichés.
Il existe cinq éditions de luxe semblables à celle-ci, qui différent entre elles par un plus ou moins grand nombre d'illustrations et de pièces accessoires [bulles, brefs, notes, etc.]. La couleur de la couverture varie suivant les tirages : bleuté, puis rouge brique, puis blanc crème. Dans les exemplaires de premier tirage, la couverture porte le nom d'un imprimeur spécial [Jouaust, Paris]. Au cours des brochages, on a souvent mélangé les couvertures et les tirages : 1876-1877 [VIII pp. + 560 pp., imprimée par Martinet à Paris, pour la Librairie Palmé], 1876-1877 [VIII pp. + 592 pp., imprimée par Martinet à Paris, pour la Librairie Palmé], 1892-1893 [VIII pp. + 592 pp., imprimée par Dumoulin, puis Levé, à Paris, pour la Librairie Sanard et Derangeon], 1892-1893 [XXVIII pp. + 472 pp., imprimée par Dumoulin, puis Levé, à Paris, pour la Librairie Sanard et Derangeon], 1892-1893 [IV pp. + 492 pp., imprimée par Dumoulin, puis Levé, à Paris, pour la Librairie Sanard et Derangeon].
La première édition fut successivement imprimée, de 1869 à 1871, par Carion [Paris], Moureau [Saint-Quentin], De Soye [Paris, Goupy [Paris], pour la Librairie Palmé, au format in-8° et in-18. Ceux du premier tirage [VIII pp., 468 pp., 1869] sont rares, ils se reconnaissent par l'absence du Bref adressé à l'auteur par le Pape Pie IX. Dans les tirages ultérieurs, qui se firent la même année le Bref a été ajouté en tête de l'ouvrage avec sa propre pagination [4 pp., VIII pp., 468 pp., 1869]. Dès 1870, il n'y eut plus qu'une seule pagination incluant le Bref et la Préface [XII pp., 468 pp.]. Il existe un tirage de grand format [gr. in-8°], qui comprend 12 pl. h.-t. et des filets autour des pages. Dans certains tirages on remarque au bas de la première page de bref de Pie IX, une note qui n'existe pas dans les tirages antérieurs.
L'édition suivante fut successivement imprimée chez Goupy [Paris], Goupy et Jourdan [Paris] et enfin Ardant [Limoges], pour la Librairie Palmé, puis pour Sanard et Derangeon ; elle comprend XI pp. + 464 pp., avec 2 gravures ou bien sans gravures selon les tirages, elle eut de très nombreux tirages de 1872 à 1892 environ, la plupart sont au format in-18. Il existe au moins un tirage gr. in-8° qui possède 15 pl. h.-t., des encadrements à chaque page, et un titre impr. en rouge et noir.
A la même époque il y eut trois éditions in-8° : une édition de VIII pp. + 355 pp., avec 4 gravures, imprimée chez Lahure pour la Librairie Palmé, de 1870 à 1873 ; une édition de XI pp., 415 pp., avec de nombreuses gravures ou vignettes, imprimée par Vitte à Lyon, pour la Librairie Sanrad et Derangeon, en 1892, enfin une édition de XII pp., 412 pp., imprimée chez Ardant à Limoges, pour la Librairie Sanrad et Derangeon, en 1893.
¶ Clugnet, 3, N° 697.


Présentation de l'exemplaire


© Collection Privée


Exemplaire de l’édition originale de luxe, datée de 1876 au colophon et de 1877 sur la page de titre, reliée plein maroquin bleu, dos à nerfs avec caissons très ornés d’un entrelacs de filets complexes et de fleurs de lys, avec au centre des fleurs de lys ou des vaches de Béarn alternées, plats ornés d’un entrelacs complexe de doubles filets dorés enserrant des fleurs de lys avec le blason couronné du Prince de Béarn et de Viana au centre, tranches dorées, reliure signée de Pagnant dans un étui bordé de maroquin bleu. Envoi autographe de Pierre Lasserre au Prince de Béarn et de Viana sur une page de garde. Ex-libris gravé du possesseur actuel.


Provenance

•Laure Henri dit Gaston de Galard de Brassac de Béarn (1840-1893), de la 27e génération de Galard, décédé à Pau et enterré à Lourdes. Il prit les titres de Prince de Béarn et de Viana qui lui furent octroyés par Isabelle II d’Espagne en 1868, ainsi que ceux de duc de Cantabrie et de marquis d’Excideuil, et orna son blason des armes de Béarn et de Navarre surmontées d’une couronne royale. Le 10 mai 1873, il avait épousé Cécile Charlotte Marie de Talleyrand-Périgord, princesse de Chalais (1854-1890), enterrée elle aussi à Lourdes. A noter que Gaston de Galard avait offert quatre cloches à la Basilique de Lourdes. Il avait réuni une importante bibliothèque avec de nombreux ouvrages sur les régions pyrénéennes, Gaston de Béarn faisait généralement relier somptueusement ses ouvrages en plein maroquin aux armes par un élève de Chambolle-Duru : Edouard Pagnant (1852-1916) qui travailla aussi pour d’autres membres de cette famille de Béarn qui compta de nombreux et célèbres bibliophiles. On connaît un assez grand nombre d’ouvrages béarnais ou pyrénéens ayant ce type de reliure aux armes, il faut noter que les armes de Navarre de Gaston de Béarn ornant ces reliures, auraient dû être brisées d’une cotice d’argent brochant, indiquant ainsi qu’il s’agissait d’une branche cadette : la cotice – que l’on trouve bien dans les armes reproduites par Jean de Jaurgain, cette cotice a été omise sur le fer à dorer.
•Bibliothèque Privée.